Déjouer les clichés et construire un parcours à son image
« Je revendique le droit d'être une soft black girl » Mikaela Loach
Avec cette édition, je te propose de plonger tour à tour dans mes derniers questionnements sur les inégalités d’accès au financement dans l’entrepreneuriat, le portrait de la talentueuse Mikaela Loach et l’A-B-Z framework, un outil-brassard fort utile si l’incertitude ou le perfectionnisme te paralyse.
⚠️ L’édition du jour est longue, le mail risque de se couper avant la fin. Clique ici pour la lire sur ton navigateur ⚠️
La Ploufletter est un espace randomadaire où l'on parle sens au travail avec un angle inclusif sur fond de sociologie et mauvais jeux de mots. Athlète confirmé·e ou newbie en brassards, merci de me lire et bienvenue 🎣
Tu verras, ici on évoque beaucoup le monde de la natation, alors voici quelques guidelines. La piscine, c’est le monde – du travail le plus souvent. La ligne de nage, c’est la voie que l’on choisit. Enfin, les nageur·ses, ce sont les personnes qui, comme toi et moi, sont en quête de sens. Si besoin, tu peux consulter ce lexique natatoire !
Tu peux aussi
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Sur ce, bonne séance 🐋
🎣 au programme
Édit’eau - Entrepreneuriat, financement et diversité.
Identifier ses privilèges pour agir en infiltré·e - Le portrait de Mikaela Loach.
Construire son plan de nage - L’A-B-Z Framework.
Quelques ressources pour aller plus loin - Découvre la database par La piscine.
🐠 édit’eau - les petits ruisseaux font les grandes rivières | entrepreneuriat, financement et diversité
Temps de lecture : 7min
Coucou toi ! J’espère que tout va bien de ton côté du bassin. Ici ça flotte – littéralement. Je suis à deux doigts de sortir de chez moi en tenue de natation. Vu la pluviométrie, je suis sûre que la différence piscine / extérieur sera imperceptible.
Tu as peut-être remarqué que les portes de La piscine étaient fermées la semaine dernière. Idéalement, je devrais être en mesure de t’envoyer une Ploufletter par semaine. Mais bon, les croisés tu connais. J’ai donc préféré prendre une semaine de break pour m’étirer et me reposer au lieu de me forcer à t’envoyer un truc pour t’envoyer un truc. (Et ce serait une publicité mensongère que de t’annoncer un rythme randomadaire si le rythme de parution est régulier.)
Quoiqu’il en soit, cette pause a crée un beau paradoxe dans mon planning édito. J’ai pris du retard sur la prod’ alors que j’accumule beaucoup de matière première ces derniers temps – entre rencontres pros au bord du bassin, lectures, et témoignages de pairs. Mais whale, on verra pour les prochaines éditions.
Trêve de plaisanteries et back to ploufness. Avant de plonger dans l’édition du jour, je voulais te parler d’une scène vécue la semaine dernière sur laquelle je serais super curieuse d’avoir ton avis / tes retours. J’ai nommé, l’atténuation des problèmes structurels par des caractéristiques individuelles.
Nous sommes le mardi 28 novembre 2023. Il est 9h, je suis censée aller nager ce soir et j’ai la flemme. Mais, je fais partie de celleux qui marchent à la routine. Alors, à moins d’avoir une super excuse, ce soir, je suis à l’eau. J’essaye de me lever – et, hallelujah ? –, je m’écroule par terre. Yes. Le verdict est sans appel : psoas bloqué.
Le karma existerait-il vraiment ? Je ne sais pas, mais si vivre un jour cramp(t)ée est le prix à payer pour esquiver ma séance de natation, so be it. Pour faire chauffer les muscles, direction le bureau – en boitant bien sûr. L'occasion de (re)découvrir sur place qu’une table ronde « Comment concilier impact & rentabilité économique ? » a lieu ce soir.
Flashforward to 18h45. Je m’étire en PLS derrière l’assemblée avec, en fond, les propos d’entrepreneur·ses engagé·es.
Chacun·e d’entre elleux partage son expérience, ses défis et ressentis face à la lente structuration du secteur de la transition. Afin de garantir une bonne représentativité, les organisateur·rices ont veillé à ce que les stades de développement, les parcours et les origines socio-culturelles, etc. soient divers. Au moment de parler financement, un des invité·es s’attarde sur sa difficulté de lever des fond et exprime sa frustration face aux critères cryptiques des fonds affichant encore bien souvent sur leurs sites « Nous finançons HEC / Polytechnique ».
« Mais moi ou mes associé·es, on a pas fait de grande école. J’ai parfois l’impression de perdre un temps précieux dans le développement de mon projet. J’ai besoin de savoir quels sont les critères de financement, et d’éligibilité .»
Et s’il y a bien une chose qui m’a marqué, c’est ça. Car de ce constat découle ensuite la punchline « Pour nous, accélérer, c’est ralentir » dont je te parle ici.
Pourtant, la table ronde achevée et mon siège des sushis entamé, ces propos ont été balayés par un « Il y a toujours des personnes plus dures à canaliser que d’autres » par mes voisin·es. Je vais pas te mentir, en entendant ça, mon moral a coulé. J’ai compris que parler de son expérience lorsqu’on est minorisé·e, c’est prendre le risque ne pas être entendu·e ou voir ses propos minimisés – même lorsqu’ils dénoncent un problème structurel.
Alors, curieuse d’en savoir plus sur ces questions de financement, j’ai continué mon immersion côté invest’ et je suis allée poser quelques questions à Solenne Bocquillon Le Goaziou, fondatrice de l’appli Soft Kids. Le cas de Solenne m’intéressait beaucoup car elle est à la fois en levée de fonds ET Business Angel. Voici notre échange.
Hello Solenne, merci beaucoup d’avoir accepté de venir au bord du bassin pour parler de ton expérience ! Je suis super curieuse d’en savoir plus sur la structuration du secteur, comment qualifierais-tu la parité dans l’investissement ? Et quels sont les plus grands freins à l’investissement que tu observes ? «
Pour répondre à ta deuxième question, le plus grand frein c'est l'accès au financement en early stage car :
Il y a un manque de culture financière en France qui se traduit par un déficit de business angels en amorçage. On compte 5500 Business Angels en France versus 40 000 au Royaume Unis par exemple.
Il y a aussi très peu de femmes qui investissent : il y a seulement 10 à 15% de femmes Business Angels en France – selon les syndicats ou la police
Et l’écosystème financier n'ose pas sortir de sa zone de confort. Les investisseurs privilégient des secteurs dominés par les hommes, laissant les domaines où les femmes excellent, comme l'EdTech, la FemTech ou le Care, dans l'ombre …
Merci pour ces précisions ! Et est-ce que tu ressens ça aussi côté Soft Kids ? Tout ça, je le v(o)is aujourd’hui avec la levée de fonds de Soft kids. Les investissements dans le K12 (EDTECH scolaires) étant mis de côtés par les investisseurs Français.» Solenne Bocquillon-Le Goaziou pour La piscine
Amazing (enfin, déprimant).
Car les chiffres, on (enfin, McKinsey) les a 👇🏾
🏊🏾♀️ En moyenne, une startup créée par un homme blanc reçoit plus de 210 millions de dollars. À l’inverse, une startup fondée par une personne sous-représentée reçoit 43% de ce total – soit, 91,1 millions.
🏊🏾♀️ En 2022, les fondateur·rices noir·es et latino·as ont reçu seulement 1% et 1,5% de la totalité des fonds disponibles sur le marché du financement américain. Les équipes fondatrices féminines ont reçu 1,9% des fonds et seulement 0,1% des financements de VC ont été alloués à des femmes noires et latinas.
🏊🏾♀️ Et ce alors même que les équipes fondatrices plus diverses – ethnique et/ou de genre – apportent un plus grand retour sur investissement lors d’un exit à leurs actionnaires (30%).
(Source, McKinsey)
La solution pour y faire face ? La solidarité et la création de dynamiques – de financement ou de soutien – entre personnes sous-représentées. C’est aussi ce que préconise Solenne.
À titre perso, comment sont composées les équipes dans lesquelles tu investis ?
« Je fais très attention. Je n'investis que dans des équipes qui où il y a au moins une femme fondatrice. Car si les femmes n'investissent pas dans les femmes qui le fera ? » Solenne Bocquillon-Le Goaziou pour La piscine
Depuis que j’ai ces stats en tête, je me demande d’autant plus d’où vient cette manie de continuer à balayer d’un revers de la main un problème systémique par des caractères individuels ?
I don’t know.
Et c’est là que j’ai besoin de toi. T’en penses-quoi ? Comment le vis ou observes-tu ? Tu peux me répondre en commentaire ou réponse de mail, ça m’intrigue.
(J’ai pris le financement mais c’eût pu être les écarts de salaire ou autre discrimination. C’est la même dynamique que lorsqu’on justifie une micro-agression sexiste par un « c’est sûrement que leurs personnalités n’ont pas fitté » ou « elle a pas les épaules pour » lorsqu’on parle d’un milieu comme la cuisine1.)
En tout cas, COINCIDENCE, ces questions de systémie et d’envie de déjouer les clichés font partie des thématiques phares du travail de la nageuse du jour, j’ai nommé : Mikaela Loach.
Fasten your bouée, we’re about to take off 🏊🏾♀️
Je te laisse, see you en fin d’édition.
Apolline 🐋
🤿 portrait « elle est où la diversité, elle est où ? » - le flow tranquille de Mikaela Loach
Temps de lecture. : 7min
Si je te demande de me citer une personne engagée dans la lutte pour le climat, à qui penses-tu ?
Je parie que ta réponse sera soit 👇🏾
Greta Thunberg,
Camille Étienne,
ou Bon Pote (Thomas Wagner),
Y a-t-il quelque chose qui t’intrigue dans cette liste ? Moi oui.
La première question qui me vient à l’esprit en listant ces noms c’est : mais où est la diversité ? C’est vrai ça. Aujourd’hui, la lutte climatique est dominée par des visages occidentaux, aux références / niveau intellectuel / milieu social similaire. Pourtant, des militant·es engagé·es aux récits et origines diverses, il y en a – beaucoup.
Parmi elleux, se trouve Mikaela Loach. Reconnue comme une des figures féminine les plus influentes dans le mouvement climatique en 2020 par Forbes, Global Citizen et BBC Woman’s Hour, cette nageuse d’élite est une référence en la matière environnementale. J’ai découvert son profil au détour d’une sortie surf sur les ondes en quête de figures alternatives dans l’écologie cet été.
« Another world is not only possible, she on her way and a quiet day I can hear her breathing » Arundhati Roy.
🦑 started from jamaica now we here
« En janvier 2020, je suis allé(e) en Jamaïque rendre visite à ma famille pour la première fois en quatre ans, et nous avons visité une plage où j'allais quand j'étais enfant. Elle avait presque disparue à cause de la montée du niveau de la mer » Mikaela Loach, Vogue UK, 2021
la double culture comme moteur
Mikaela Loach est née en Jamaïque. Elle a grandit à à Surray (Angleterre), et vit aujourd’hui à Édimbourg où elle termine ses études de médecine.
Comme Amanda Gorman dont l’héritage est au cœur de son engagement, Mikaela évoque le rôle prépondérant qu’ont joué les défenseur·ses de la liberté Jamaïcain·es dans sa construction personnelle et familiale. C’est d’ailleurs une des raisons qui l’ont poussé à faire de la justice climatique son étendard – car celle-ci se situe à l’intersection de toutes les luttes.
« Je me souviens que lorsque je révisais pour mes examens, j’écrivais le nom de femmes et d’hommes que je savais être mes ancêtres d’une certaine manière – c’étaient des personnes noires persécutés et oppressées par le système [..].
J’ai compris que je faisais tout ça parce qu’iels m’avaient précédée et que je leur devais ce que je faisais aujourd’hui.» Mikaela Loach, Become a good ancestor, 2021
Lorsqu’elle parle de son éveil écologique en 2014, Mikaela nous rappelle à quel point nos histoires personnelles jouent dans nos engagements.
« C’est en allant voir ma famille en Jamaïque que j'ai constaté de mes propres yeux les impacts de la crise climatique sur ce pays […].
Beaucoup d’anciennes colonies britanniques – comme la Jamaïque – subissent de plein fouet la crise climatique, alors même qu'elles ont peu contribué à son développement.
Cette crise représente la plus grande menace pour la santé mondiale. Étant une fervente défenseuse de la justice, la santé et la préservation des vie je me devais de m’engager pour y faire face. » Mikaela Loach, Paid to Pollute, 2021
Suite à cette prise de conscience, Mikaela devient vegan et essaye de faire évoluer ses habitudes de consommation. Elle ouvre son blog pour documenter son parcours, partager ce mode de vie alternatif et inspirer celleux qui souhaiteraient faire de même.
En 2016, elle passe le pas (palmé) du terrain et traverse la Manche pour aller à Calais avec sa mère aider les réfugié·es. Cette première expérience en eaux solidaires lui donne envie de s’aventurer plus loin, et de porter sa voix·e à plus grande échelle.
diversité & climat
Les premières brasses que fait Mikaela dans le bassin militant avec sa famille l’aident à surmonter ses peurs. Parmi elle se trouve la crainte de subir plus de vi·lences p·licières que ses pairs banch·es. Elle finit par rejoindre Extinction Rebellin en 2019 et se lance dans le bassin des actions terrain.
« Les sacrifices que je fais sont minimes en comparaison de ceux que font de nombreux·ses militants autochtones à travers le monde, qui n'ont d'autre choix que de se battre et qui ont perdu la vie aux mains de ces industries. » Mikaela Loach, Vogue UK, 2021
Et la question de l’inclusion et de la représentativité dans le mouvement climat, Mikaela se la pose aussi. Elle en a d’ailleurs touché quelques mots au Guardian en début d’année :
« C'est une porte-parole incroyable [NDLR, Greta Thunberg], mais nous avons aussi d’autres personnes à la tête du mouvement.
Il est important de noter que les médias ont choisi Greta comme le visage « acceptable » d'un mouvement qui existe depuis longtemps. C’est un choix politique d’avoir sélectionné une jeune femme suédoise – ou plutôt une jeune fille à l'époque.
Ce qu'elle faisait ne menaçait pas vraiment le statu quo, du moins pas autant que les actions des les militant·es autochtones de son âge qui s’enchaînaient à des pipelines partout dans le monde. » Mikaela Loach, The Guardian, 2023
du terrain au juridique
Depuis, Mikaela évolue dans plusieurs bassins. En 2021, son activisme prend une teinte politique avec le lancement du procès Paid to Pollute. – mené de pair avec Kairin Van Sweeden et Jeremy Cox. L’objectif de cette campagne est simple : traduire en justice le gouvernement britannique pour utilisation de l’argent dans des sociétés privées pétrolières comme Shell. Car ces investissements soutiennent l’essor de l’industrie pétrolière et ne profitent qu’à une part restreinte de personnes.
Si tu veux explorer le sujet de la représentation, de ce que l’on peut ressentir lorsqu’on est seul·e à être différent·e et de l’importance de combattre les clichés, go (re)lire le portrait de Riz Ahmed ou de Lily Singh.
🦑 ouvrir la voix·e
Mikaela utilise différentes plateformes pour créer des espaces de dialogue autour de ses engagements. À la fois pour donner la voix à celleux peu ou pas représenté·es, mais aussi pour inspirer les aspirant·es nageur·ses à se lancer à l’eau.
Voici quelques ressources dans lesquelles j’ai aimé me plonger en préparant cette édition. Trois mots pour te résumer son univers : joie, couleur, et espoir.
it’s not that radical
En 2023 Mikaela se lance sur un nouveau médium et publie le livre It's not that radical - Climate action to transform our world. Celui-ci explore les raisons derrière le passage à l'action concernant la lutte pour le climat et les différentes manières de s’engager.
Elle y parle notamment de la complémentarité entre les actions individuelles et collectives. Elle creuse – entre autres – la question de la solidarité, essentielle pour créer un contrepouvoir efficace permettant d’avoir un effet levier systémique.
« We are now fighting climate change delayers2 more than climate change deniers. Both are equally deadly. » Mikaela Loach, Lighthouse Bookshop, 2023
le yikes podcast
Et comme plus on est de nageur·ses plus on rit (comme ici), Mikaela s’associe en 2020 à Jo Becker pour créer le podcast YIKES – un endroit pour parler de toutes les choses qui les font tiquer. Une pé-pi-te !
Je te recommande tout particulièrement l’épisode Breaking up with internalised capitalism sur notre rapport à la productivité, Beyond white feminism et White Supremacy, Healing & Futures avec Layla Saad.
👀 pourquoi on kiffe ?
Tu l’as sûrement compris, je suis super fan admirative de Mikaela, notamment car 👇🏾
Elle revendique le droit d’être « a soft black girl » (Channel 4 news) et confie avoir une garde robe uniquement composée de pièces roses. « C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup ». J’adore. De fait, avec cette approche, Mikaela casse l’image d’Épinal des militant·es et rappelle que chacun·e adopte un style de nage qui lui est propre – hors cases.
Sans compter que pour Mikaela, être activiste c’est avant tout « être activement engagé·e dans le monde qui nous entoure. Ça signifie être au fait enjeux actuels, surtout pour la crise climatique. » (Become a good ancestor, 2021). De quoi se décomplexer sur les diverses manières de s’engager et se lancer à l’eau sans pression.
Elle nous rappelle qu’à la racine de nos engagements et nos actions se trouvent des histoires et des privilèges avec lesquels on apprend à jongler avec le temps.
En ouvrant a voix·e – à l’image d'autres nageur·ses engagé·es à son image –, elle crée des espaces de discussion plus représentatifs des enjeux actuels. Elle confie recevoir régulièrement des messages de personnes qui se sont lancées dans la lutte climatique par effet miroir #representationmatters
Son message de fond se résume en une phrase : se battre pour la dignité humaine « is common sense, it’s not that radical ».
J’espère que son portrait t’a plu ! On se retrouve soon pour les prochains (tu pourras même en écouter certains sur le ploufcast 👀)
« c’est quoi ton prochain coup de palme ? » - l’a-b-z framework
Temps de lecture. : 2min
J’avoue, il m’arrive de scroller sur Linkedin en quête de tips pour perfectionner mes techniques de nage – ne fais pas ça, cette cascade est réalisée par une professionnelle. Parmi les comptes dans lesquels j’aime me plonger se trouve celui de Mathieu Dardaillon, un des initiateurs de Ticket For Change.
Après 10 ans à la tête de Ticket, Mathieu a décidé de raccrocher les gants palmés pour se donner un an de « vide fertile » en janvier 2023. Depuis, il partage sur son compte des schémas et réflexions interrogeant la notion de sens dans une période faite d’incertitude. Aujourd’hui, Mathieu a choisi de transposer sa quête à d’autres eaux. Avant de changer de bassin Mathieu a partagé quelques ressources, dont ce post sur l’A-B-Z framework. Pour les celleux passé·es à côté du vocable productivisto-libéralo-dev-personnifié, un framework c'est une grille de lecture ou cadre dans lequel peuvent s’inscrire nos actions.
Le framework dont parle Mathieu s’inscrit dans la deuxième catégorie. Sa mission ? Nous aider à passer à l'action lorsqu’on se cherche ou que l’objectif de nage nous semble inaccessible. Au lieu de privilégier le planning, l’ABZ nous encourage à accepter l’incertitude et d’identifier trois choses :
Où on en est – j’ai repris la natation en eaux libres en septembre.
La prochaine étape – je m’achète une bonne combi pour tenir tout l’hiver.
L’objectif final – je participe à la prochaine édition de la traversée du lac d’Annecy.
Si t’es un·e maître·sse de la procrastination ça peut t’aider à lancer de nouveaux projets – attention tout de même au choc thermique !
🛠 quelques ressources pour aller plus loin
👉🏾 J’ai recensé plus de 50 ressources à la croisée du sens au travail, de la transition écologique et de la diversité dans une database que voici. Elle contient des créateur·rices de contenu engagé·es (sur Insta et Linkedin), des newsletters, podcasts et autres médias pour te plonger dans de nouvelles lignes éditos. Enjoy !
👉🏾 La tribune de Solenne sur Forbes Pourquoi la start-up nation ne partage pas le gâteau avec les femmes ?
👉🏾 Le site perso de Mikaela Loach, son Insta et son Tiktok
👉🏾 Les articles de Mikaela Loach sur le média Eco-Age
👉🏾 Le film Bigger than us pour découvrir des acteur·rices du changement aux quatre coins de l’océan.
👉🏾 Le film The true cost sur l’impact de l’industrie textile sur l’environnement et les gens.
👉🏾 L’édition de la Ploufletter état des lieux de la diversité dans l’entrepreneuriat – et des biais qui l’entourent.
👉🏾 Remember, avec le code BRASSARD tu as les frais de port offert sur tout et (bonus) 10% de réduc dès 25€ d’achat sur le site Culs-de-Poule.
Ça t’a plu ? Fais passer le mot !
👉🏾 Tu fais partie d’une structure éducative / entreprise et tu aimerais avancer sur les sujets liés à la DEI ? Swim par là pour découvrir mon offre.
👉🏾 Tu ressens le besoin d’être accompagné·e pour créer une marque forte et/ou une prise de parole engagée ? Rencontrons-nous.
👉🏾 Cette édition a résonné avec ton expérience de nageur·se ? Envoie moi un email pour témoigner.
À très vite pour un nouveau plongeon 🐋
Apolline
Sources
It’s my calling’: Mikaela Loach, rising star of the climate crisis campaign, Genevieve Fox, 2023
It’s not that radical, climate justice & transformation with Mikaela Loach, 2023
Tu peux aussi nous retrouver sur instagram : https://www.instagram.com/lapiscine_media/
Citation d’Alvina Ledru Johansson de Culs-De-Poule, qui nous offre un super code promo pour les fêtes ! Avec le code BRASSARD tu as les frais de port offert sur tout et (bonus) 10% de réduc dès 25€ d’achat.
En français « Nous nous battons plus contre celleux qui retardent l’action climatique que contre les climatosceptiques. L’un et l’autre sont mortifères. ».
La citation n’a pas été traduite car le terme « Climate change delayers » n’a pas vraiment de traduction. Elle désigne les personnes qui connaissent les enjeux liés à la situation climatique sans en comprendre l’urgence – et repoussent donc le passage à l’action, voire justifient l’inaction.
Pour aller plus loin, go check l’article Discourses on climate delay publié par Cambridge en 2020.








Merci de ouf pour cette édition ! J'ai pris du temps pour la lire, mais quel plaisir de découvrir toutes ces ressources ! Et puis le portrait de Mikaela Loach que je ne connaissais pas... mais MERCI 🙌 J'ai partagé vos ressources à plusieurs ami·es et je compte bien continuer d'en parler :)
Merciiii pour ton retour et la force ! Trop heureuse de lire que la Ploufletter voyage, plus on est de swimmers plus on rit 🐋