Changer la mode en s’inspirant de la sagesse ancestrale – Portrait d'Aditi Mayer
Le storytelling comme remède à la crise écologique et sociale
Aujourd’hui je te propose de plonger dans le parcours d’Aditi Mayer, journaliste et militante États-Unienne et Punjabi qui utilise sa voix pour rendre la mode plus éthique.
Cher·es habitué·es du bassin : whalecome back et merci d’être ici !
Aux newbies qui ont rejoint le swimming club – soit, cette lettre numérique – ces dernières semaines : whalecome 🏊🏾♀️
Dans cet espace, on plonge ensemble de manière randomadaire à l’intersection entre le sens, l’impact (socio-écologique) et l’inclusion. Pour ce faire, on file la métaphore de la natation pour parler du monde dans lequel on essaye de trouver sa place (aka, sa ligne de nage).
Tu peux aussi :
Prendre le temps de faire un point d’étape introspectif cet été avec le parcours Explorer ses identités pour s’ancrer made in La piscine.
T’abonner à la Ploufletter si on t’a transféré cette édition 👇🏾
Sur ce, bonne séance 🐋
🎣 au programme
(Le retour de l’)Édit’eau.
Aditi Mayer – Décentrer nos histoires et conjuguer social & environnemental.
Parcourir le monde en lecture pour changer de prisme – Suggestion de swimmer.
Swimmer cherche club de nage – Le job board de La piscine.
🐠 (le retour de l’)édit’eau
Temps de lecture : 3min30
Coucou toi ! Long time no swim ! Comment ça va de ton côté du bassin ?
Ici, c’est mitigé. On a officiellement quitté une de mes saisons préférées pour s’engouffrer dans un tunnel de murène sans fin : l’été ; soit, la saison où je suis en nage h24. Mais, j’accepte mon sort en engloutissant mes litres d’eau car – comme le dit l’adage – « après la sueur, le doux temps ». (Je te jure que c’est ça la formule.)
En plus, à l’heure où j’écris, c'est un peu la course. J’essaye de boucler mon programme du week end pour amorcer la semaine sereinement.
Soit : finir les trames des 10 tournages de podcast vidéos prévus la semaine prochaine pour une mission de production côté Studio piscine1 ; avancer sur la déco d’un évènement RH qui se tiendra en octobre (toujours une mission côté studio) ; et … râler sur ma nouvelle coupe de cheveux qui s’apparente à un bonnet de bain aux contours asymétrique. (True story.)
Autant dire que je nage en eaux profondes.
MAIS, j’ai trop hâte d’être en studio lundi pour voir trames et scripts prendre vie 👀
Bref, revenons à nous moutons marins. Let’s talk Piscine.
Même si ça fait plus d’un mois qu’on s’est pas retrouvé·es en bord de bassin (heureusement que le rythme est randomadaire), la Ploufletter que tu t’apprêtes à lire a été rédigée le 20 février dernier. Et, depuis ce mois-ci, plus rien.
Pour t’en dire un peu plus, en février / mars, j’ai beaaaucoup écrit de posts Linkedin et d’articles pour mon blog centré sur la com’ inclusive2. Pour nourrir la machine, mes lectures consistaient essentiellement d’essais, de manuels, et moult autres supports théoriques. Et ça s’est sûrement retranscrit dans mon mode de rédaction peut-être plus automatique et « docte » que d’habitude.
À ce moment, mon plan était de reprendre les rédactions de Ploufletter en mai, une fois la refonte de mon blog terminée.
Puis, mi-avril, j’ai commencé cette fameuse mission de prod', changé de rôle dans l’équipe organisatrice du Festival RH. (Sans oublier tout ce que j’avais déjà sur le feu l’eau.)
Et, whale, tu le vois peut-être venir ? (I didn’t3.) Le combo prise de repères, apprentissage, structuration, etc. m’a accaparé tant d’énergie que j’ai traversé l’Antarctique4 créatif. Pas d’idée, pas d’envie, pas de flow.
(Donc, pas d’édit’eau.
Et qui dit pas d’édit’eau, dit … pas de Ploufletter.)
Clairement, ça puait.
Ça puait tellement que j’ai noyé mes potes sous les questions :
🏊🏾♀️ Pourquoi ça m’arrive ? (Why now ?)
🏊🏾♀️ Et si j’avais définitivement perdu la palme ?
🏊🏾♀️ Ça t’es déjà arrivé de complètement sécher ?
🏊🏾♀️ Comment t’as fait pour rouvrir les vannes créatives ?
🏊🏾♀️ Comment je vais faire si je perds la seule chose que je sais faire ?
Oui. J’aime me prendre la tête, mais c’était très flippant, surtout que l’écriture a toujours rythmé ma vie. (Pro et perso.) Mais là, nada.
Avec le temps, j’ai doucement remis le pied à l’étrier. En lisant – beaucoup – des livres qui n’avaient rien à voir avec mes sujets. En écrivant (mais pas pour La piscine). En nageant en eaux libres. Et en siestant. (Beaucoup aussi.)
Petit à petit, le printemps est revenu dans mon esprit… jusqu’à écrire cet édit’eau qui relance la Ploufletter.
Mais assez parlé !
Aujourd’hui je suis trop heureuse de pouvoir te présenter Aditi Mayer, une personne que j’ai découvert au gré de mes recherches sur l’écologie intersectionnelle ces dernières années. J’adore son approche centrée sur les récits, l’imaginaire, et la manière dont ceux-ci influencent notre manière de consommer.
C’est d'ailleurs son travail – avec celui de Mikaela Loach – qui ont influencé la manière dont je déploie La piscine.
J'espère avoir réussi à retranscrire un peu de sa passion pour te donner envie de continuer l’immersion sur ses réseaux.
Fasten your bouée, we’re about to take off 🏊🏾♀️
Je te laisse, see you en fin d’édition.
Apolline 🐋
PS – Je ferai une édition cet été centrée sur la créativité, stay tuned5.
PPS –J’ai écrit cet édito avant de lire les actualités. J’ai une une grosse pensée pour les personnes minorisées en première ligne des politiques actuelles. Faute de mots, je t’ai ajouté quelques recos à la fin de cette lettre pour lire celleux qui les ont.
on se voit le 26 juin ?
👋🏾 Oyez Oyez, ceci est une annonce ! Comme ma mission de prod’ m’amène à Paris, je te propose de se voir en vrai. Ça te dit rdv au MAIF Social Club le 26 pour un cowork le matin puis dej’ en mode pique-nique place des Vosges le midi ? If so : réponds à ce mail et je te tiendrai au courant de l’horaire de rdv.
🦑 aditi mayer – remettre l’humain au centre de la mode durable
Temps de lecture : 7min30
le rana plaza - le coût social de la mode
Nous sommes le 24 avril 2013 à Dacca (capitale du Bangladesh) dans l’immeuble du Rana Plaza.
Le courant s’arrête ; le sol commence à trembler ; et les 8 étages s’écroulent. D’un coup. Il aura fallu deux minutes top chrono pour raser le Rana Plaza.
Au total, 1 134 personnes sont mortes, et plus de 2 500 blessées6.
Pourtant, la catastrophe aurait pu être évité.
La veille, des fissures béantes craquèlent les murs du bâtiment. Pour garder tout le monde en sécurité, les consignes sont claires : il faut fermer les entreprises et évacuer les lieux. Les banques et les commerces situés aux premiers étages ferment. Mais la fast fashion, elle, n’attend pas.
Les 5 000 ouvrier·es textile qui travaillent dans les ateliers de confection abrités par le Rana Plaza sont sommé·es de rester – au risque de ne pas percevoir leur « salaire »7.
Derrière ce scandale, se cache surtout une réalité. Celle du coût socio-environnemental de la mode et des inégalités qu’elle met en avant. (Comme l’environnement, ce sont celleux qui consomment / polluent le moins qui en payent le plus le coût.)
Car les entreprises qui sous-traitaient leur production textile aux ateliers du Rana Plaza, on les connaît tous·tes. Mango, Primark, Benetton, etc. Bref, des marques ayant pignon sur piscine dans nos sociétés.
Pour beaucoup comme Aditi Mayer, le Rana Plaza est un point de bascule.
En 2013, Aditi a 16 ans. Sa dernière année au lycée touche à sa fin, et la jeune fille s’apprête à entrer à l’université. À l’époque, Aditi vient tout juste de plonger dans l’écologie. Elle documente ses réflexions au fil de l’eau sur le blog qu’elle tient à la manière d’un journal : ADIMAY. (Aujourd’hui, celui-ci est fermé mais on en reparle plus tard 👀)
La catastrophe du Rana Plaza bouleverse sa vision qui inclut désormais les thématiques sociales à celles environnementales.
« Ce qui changera le futur de la mode, c’est l’alignement de l’éducation des consommateur·rices, l’empouvoirement des travailleur·ses et de la responsabilité des entreprises – soutenu par des régulations gouvernementales. » Aditi Mayer pour Vogue India, 2021

👋🏾 Si le sujet t’intéresse, je t’invite à te (re)plonger dans l’édition de la Ploufletter sur le coût écologique de la mode.
une identité multiple…
À l’instar de Leah Thomas ou Mikaela Loach, Aditi prend le temps de rappeler où elle se situe à chaque prise de parole. Cette contextualisation est d’autant plus importante pour elle qu’elle puise son engagement dans cette intersection.
La famille d’Aditi est originaire du Punjab, en Inde.
Ses parents ont ont immigré aux États-Unis – à Los Angeles – où iels l’élèvent. Même si Aditi grandit loin de l’Inde, elle garde une palme dans sa culture grâce à ses grands-parents ou des traditions familiales. (Elle a ainsi hérité d’une bague forgée par son grand-père maternel.)
Pour qualifier cette multiplicité, Aditi parle : d’« hyphened identity ». (Hyphen, en anglais, c’est le trait d’union.)
Je ne sais pas toi mais, perso, en lisant ce terme, j’ai tout de suite visualisé comment ses identités s’entrecroisent et se complètent – à la manière du signe de ponctuation. Après, je dois reconnaître que la joie de la découverte est tout de même teintée d’un certain seum (pardon, d’amertume) à l’idée de ne pas pouvoir le traduire 🫠
☝🏾 C’est notamment cette proximité géographique, culturelle et affective – de part son héritage – qui ont décuplé l’impact du Rana Plaza sur sa perspective écologique.
« La durabilité n’est pas quelque chose qu’on achète, c’est un processus continu au cours duquel on questionne le pouvoir et l’on dés-apprend l’exploitation. » Aditi Mayer pour Vogue India, 2021
… qui forge sa vision
Côté écologie, la famille d’Aditi a toujours adopté des comportements pouvant être labellisés comme tels. Notamment :
🏊🏾♀️ Donner (ou récupérer) des habits dans l’entourage ;
🏊🏾♀️ Réparer les accrocs avec quelques points de suture habiles ;
🏊🏾♀️ Acheter des vêtements en seconde main – rituel qu’elle partage avec sa mère ;
Etc.
Bref, des habitudes transmises de manière intergénérationnelle
(Aditi en a découvert de nouveaux ensuite lorsque ses grands-parents sont temporairement venus vivre chez elle dans les années 2010. Ainsi, de ses grands-pères, ancien agriculteur, replantait des graines de fruits pour « enfin faire quelque chose de ce jardin laissé à l’abandon »8)
Au-delà de l’aspect durable, ces coutumes découlent avant tout d’une réalité matérielle.
Car oui. Prendre soin de ses habits, réutiliser certaines choses, échanger plutôt qu’acheter… C’est un moyen de réduire les dépenses.
Malgré tout, quand Aditi plonge dans dans l’écosystème durable, elle peine à trouver sa place.
🏊🏾♀️ « Vote with your dollar » (« Votez avec votre porte-feuille »)
🏊🏾♀️ « Consommez de manière plus éthique »
🏊🏾♀️ « Passez à la mode durable »
🏊🏾♀️ « Achetez en friperie »
🏊🏾♀️ Et autres slogans
Tout ceci repose sur une chose : la consommation. Alors que la clef – comme le mentionne Aditi –, c’est avant tout de consommer moins. (Tant pour limiter notre impact que dans une logique inclusive où chacun·e a sa place dans ce mouvement.)
« Même si je défends l’idée d’une consommation plus éthique, lorsqu’on réduit l’écologie à quelque chose que l’on doit acheter, cela a de grosses conséquences sur les personnes qui peuvent rejoindre ce mouvement – parce que l’on sait que l’écologie a une approche exclusive en termes de classe et de race. » Aditi Mayer pour Green Dreamer, 2020
De là, Aditi se donne une première mission :
Décentrer nos imaginaires d’un narratif unique – bâti autour de leviers individuels consommateurs.

👋🏾 Pour rappel, si tu souhaites soutenir La piscine tu peux :
→ Rejoindre le Spa – l’espace de contenu additionnel de la Ploufletter. Tu y trouveras des ressources et exercices pour guider tes réflexions introspectives.
→ Découvrir le programme « Explorer ses identités pour t’ancrer » créé pour accompagner ta (ré)appropriation personnelle.
décentrer le regard pour analyser les mécaniques de domination
Pour affiner sa mission encore une fois, Aditi s’appuie sur deux choses.
1/ Un constat personnel.
Lorsqu’elle participe aux évènements, Aditi est souvent la seule personne non-blanche.
Et, au vu de ses origines Sud-Asiatiques – centre névralgique de la production pour beaucoup d’entreprises –, les questions fusent : « Vous venez d’Inde pour représenter une marque ? »… Comme si la diversité dans le secteur se cantonnait au marketing ou à la sous-traitance.
2/ Un constat partagé.
Ce manque de diversité dans l’approche écologique, Aditi le retrouve aussi dans les récits qui l’entourent.
Dans une interview pour Sauce Mag, la jeune femme nous partage des bribes de conversation qu’elle a eu au Punjab avec des agriculteur·rices de 70-80 ans. Celles-ci portaient notamment sur l’impact qu’a eu l’implantation de multinationales – type Monsanto – dans la région sur les écosystèmes locaux au cours des années 1970.
De fait, avec leur arrivée, ces entreprises ont : introduit de nouvelles graines OGM non-natives ; imposé des monocultures ; utilisé des pesticides toxiques ; et j’en passe.
Résultat des plouf ? Les agriculteur·rices constatent :
🏊🏾♀️ Un fort déséquilibre de la flore locale ;
🏊🏾♀️ L’apparition de problèmes de santé des populations locales – dus aux produits chimiques ;
🏊🏾♀️ Et, sur le pan patrimonial, une interruption de la chaîne de transmission agricole ancestrale – ainsi qu’une déconnexion entre les habitant·es et leurs terres.
Une dynamique qui rappelle, tant pour Aditi que les personnes qu’elle interview, une logique similaire à la colonisation Britannique.
« Concernant les terres, on commencer par se demander quelles fibres sont natives de la région plutôt que de s’interroger sur le textile le plus eco-friendly. Sinon, cela peut homogénéiser les cultures au détriment de la biodiversité locale. » Aditi Mayer pour The intersectional environmentalist par Leah Thomas.
Cette crise – sociale environnementale –, Aditi la lit d’abord comme une faillite du storytelling.
Pour elle, considérer l’écologie par un prisme unique nous prive de la richesse de ces héritages culturels ancestraux. Ce qui occulte aussi la diversité des acteur·rices construisant des futurs désirables et durables. (De même que leur vision.)
D’où sa mission actuelle👇🏾
Décentrer nos imaginaires écologiques d’un narratif unique pour en présenter d’autres, ancrés dans les traditions ancestrales des populations indigènes locales.
Pour la mener à bien, Aditi poursuit son travail sur insta et son blog en relayant les histoires des personnes qu’elle rencontre.
Pour amplifier son propos, elle collabore avec de nombreuses marques et médias. En 2020 elle rejoint la cohorte de National Geographic Storyteller pour documenter l’artisanat du textile en Inde. En 2025, pour relayer son travail, elle transforme son blog ADIMAY en plateforme artistique qui collecte et relaie les savoirs-faire- ancestraux durables : The Artisan Archive.
Perso, j’ai trop hâte de voir quelles voix·es on va y découvrir.
👀 so what ?
J’adore l’histoire d’Aditi parce qu’elle nous rappelle les limites de la représentation (souvent utilisée en guise de symbole de diversité) VS. la quête intentionnelle derrière celle-ci pour plus d’équité.
J’ai aussi beaucoup résonné avec la transparence qu’elle adopte dans son discours concernant les racines de son engagement. Le reconnaître, l’accepter et l’utiliser comme moteur, c’est le best.
Et, sans vouloir faire de long discours sur l’importance de prendre la parole (soit en son nom propre ou bien en partageant des histoires différentes pour ouvrir nos imaginaires à d’autres possibles / définitions du monde), c’est primordial.
👋🏾 Et puis, si t’as besoin d’aide / d’être accompagnée pour aligner tes valeurs à ta prise de parole parlons en !
🦐 kit de fin – quelques questions à se poser pour décentrer son regard
Temps de lecture : 1min
Aditi nous pose ces questions :
🏊🏾♀️ Qui a le pouvoir de raconter des histoires ?
🏊🏾♀️ Quelles sont les récits que l’on amplifie aujourd'hui ?
🏊🏾♀️ Quels sont les regards qui façonnent notre vision du monde ?
🏊🏾♀️ Comment pouvons-nous décentrer notre regard et nous inspirer d’autres voix·es ?
🏊🏾♀️ Quels sont les regards qui manquent autour de la table ? Y a-t-il des voix que l’on entend encore trop peu ?
Dans les réponses se trouvent (of plouf) le travail d’Aditi, de Mikaela Loach (que tu as déjà rencontré ici.), et dans l’exploration de nouvelles ressources.
Pour t’aider à t’élancer dans ce nouveau bain, je te propose un exercice suggéré par Cathy, swimmer 👉🏾 Faire un tour du monde en lecture. (Empreinte carbone : 0. Ouverture des possibles : un milliard.)
Je t’entends d’ici me dire « Mais qu’est-ce que tu veux dire ? »
Quand j’ai rencontré Cathy, elle m’a parlé de son envie de décentrer son regard et son imaginaire. Pour rendre son entreprise d’immersion en eaux interculturelles, elle a décidé de lire des ouvrages de pays différents. (Spoiler alert, j’ai commencé le mien l’été dernier. En ce moment je fais une escale en Chine9 !)
Alors, par quel pays vas-tu commencer ?
🛠 quelques ressources pour aller plus loin
👉🏾 Le podcast Couture Apparente qui nous immerge dans divers aspects de la mode et s’interroge sur son impact.
👉🏾 Le livre Intersectional Environmentalist de Leah Thomas qui plonge dans les inégalités environnementales. Elle donne aussi pistes, inspis et ressources pour sortir la tête de l’eau et passer à l’action.
👉🏾 La toolkit Environmental Justice in Palestine d’Intersectional Environmentalist qui met en lumière l’articulation entre les enjeux environnementaux, sociaux (et donc décoloniaux). Dans cette ressource tu trouveras aussi des suggestions de comptes à suivre pour te tenir informé·e sur le sujet first hand.
👉🏾 Le compte The Slow Factory qui se concentre sur ces mêmes thématiques environnementales et sociales – notamment en Palestine.
👉🏾 Le livre A burst of light d’Audre Lorde qui met en lumière comment nos identités et nos engagements se nourrissent.
👉🏾 Cette cartographie des médias créée par le Monde Diplomatique qui donne un bel aperçu des intérêts en jeu derrière les constellations édito. Je trouve l’outil très pratique pour comprendre le langage, les récits et angles choisis.
👉🏾 Le documentaire Netflix Buy Now qui nous plonge dans les dessous de « l’ultra fast consommation » et son impact socio-environnemental.
👉🏾 Enfin, je ne suis habituellement pas très film mais j’ai noté La zone d’intérêt sur ma liste « à découvrir » suite à une vidéo de Juliette qui parlait du le décalage entre les poly-crises mondiales vs. notre vie as usual10.
🐚 swimmer cherche club de nage – job board
Ces derniers temps, plusieurs d’entre vous m’ont parlé de votre recherche de job / de mission (on est ensemble). Comme je manque de place par ici, j’ai crée un espace dédié à ça.
Si t’es en recherche → swim par ici ← pour le remplir.
Si tu recrutes → swim par là ← pour voir les profils. Sache que les profils que tu trouveras sur la base de donnée sont à l’image de la swimming-team : engagés et divers. (Si tu souhaites te rendre visible auprès des nageur·ses et publier une annonce, envoie moi un message.)
Ça t’a plu ? Fais passer le mot ! (Ça mange pas d’algue et ça aide full.)
À très vite pour un nouveau plongeon 🐋
Apolline
Tu peux aussi nous retrouver sur instagram : https://www.instagram.com/lapiscine_media/
Plus un tournage de shorts 👀
Je t’aurais bien mis le lien mais la structure par laquelle je passais a pivoté et a fermé la branche hébergement de son offre. Mais promis, je te le partage la prochaine fois !
En français : Moi pas.
Un désert total.
En français : « reste dans le coin, on se tient au courant »
Source : 10 years since Rana Plaza, not enough has changed – Aditi Mayer pour Vogue, 2023
Les guillemets c’est parce que beaucoup de personnes ne sont pas payées ou pas suffisamment pour (sur)vivre. En préparant l’édition, j’ai appris que :
1. Le Bangladesh est le 2ème exportateur textile après la Chine ; 4 million de personnes travaillent dans le textile là bas et 60,5% de ces ouvrier·es sont des femmes… peu ou pas payées.
2. Pour un t-shirt e 29€ : 0,6% du prix total de vente revenait aux ouvrier·es > 4% à l’usine > 68% à la marque et au magasin. (Source : Fashion Revolution Week : 11 ans après le Rana Plaza où en est-on ? – Oxfam x Éthique sur étiquette, 2024)
Je l’ai quittée pour le Canada depuis 👀
En français : comme d’habitude




