Être joyeux·se quand tout (s’é)c(r)oule
En bande organisée, personne peut nous décourager
Avec cette édition, je te propose de plonger dans un dossier sur le rôle de la joie dans nos engagements et de découvrir quelques profils à la croisée des thématiques climatiques et sociales.
La Ploufletter est un espace randomadaire où l'on parle sens au travail avec un angle inclusif sur fond de sociologie et mauvais jeux de mots. Athlète confirmé·e ou newbie en brassards, bienvenue 🎣
Tu verras, ici on évoque beaucoup le monde de la natation, alors voici quelques guidelines. La piscine, c’est le monde – du travail le plus souvent. La ligne de nage, c’est la voie que l’on choisit. Enfin, les nageur·ses, ce sont les personnes qui, comme toi et moi, sont en quête de sens. Si besoin, tu peux consulter ce lexique natatoire !
Tu peux aussi :
Plonger dans mon offre de communication inclusive pour les entreprises ou sponsoriser la Ploufletter.
Réserver une séance de mentorat avec moi si tu souhaites créer un branding / une prise de parole engagée.
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Sur ce, bonne séance 🐋
🎣 au programme
Édit’eau.
Être joyeux·se quand tout s’écroule.
3 profils à découvrir.
Vos recos & quelques ressources pour aller plus loin.
Thérapi.scine – J’ai le trac, c'est normal ?
🐠 édit’eau
Temps de lecture : 2min
Coucou toi ! J’espère que tout va bien de ton côté du bassin et que tes résolutions chlorées de début d’année ont survécu au changement de mois. Ici, tout flotte. C’est officiel : j’ai un mois de retard sur les vœux – c'était nagé d’avance –, je commence seulement à reprendre ma routine sportive – avec un mois de retard, ça reste cohérent. Côté Piscine, ça commence à flotter. J’ai commencé une collaboration pour mettre en place une newsletter RH engagée. J’apprends à me défaire de mes biais pour co-créer la ligne édito, étoffer les sections, me mettre dans les palmes de quelqu’un d’autre, etc. c’est passionnant.
Mais assez parlé de moi. Aujourd’hui, je voulais creuser un nouveau sujet avec toi : la joie. Si tu me lis depuis quelques mois, tu te souviens peut-être de notre première plongée dans les émotions avec la honte. Même si le sujet est fascinant, découvrir la fonction sociale « isolante » / de contrôle de ce sentiment qui nous cloue au carrelage de la piscine n’était pas si positif. De cette édition, plusieurs conversations ont jailli, dont une qui a directement influencé la séance du jour.
Nous sommes le 2 janvier 2024, je suis installée sur la banquette arrière de la voiture familiale sur le voyage retour d’un stage d’ice swimming. Je profite d’une pause ravitaillement pour ouvrir mes mails laissés à l’abandon ces derniers jours et découvre le mail de Louise. Celle-ci me raconte comment, une fois arrivée dans une école prestigieuse en master grâce à une procédure passerelle, son manque de culture générale par rapport à ses co-swimmers de promotion lui a valu des moqueries en cours. Son histoire a alimenté la rumeur interne « il paraît que dans le cours de mon pote, il y a une fille ne savait pas ce qu’était la dialectique de la pensée ». Et, derrière les rires, se cachait sûrement la peur de ses co-swimmers de pouvoir être elleux aussi identifié·e comme « ignorant·e » – et mis·e au ban de la promo au moindre faux coup de palme.
Pour Louise, cette expérience marque le début d’une quête qui l’anime encore aujourd’hui : découvrir « ce qui crée un sentiment d’appartenance » – ou de belonging comme elle aime le dire. Car si la honte ostracise, il doit bien y exister une (ou des) émotion(s) à la fonction inverse ?
Comme cette nageuse, la question m’habite. Et parmi toutes les émotions citées dans mes échanges, la joie est souvent revenue. Alors, aujourd’hui, je te propose de plonger ensemble à la rencontre de celleux qui la cultivent au quotidien pour essayer de comprendre sa fonction.
Dans cette édition tu pourras lire plusieurs swimmers engagé·es qui m’ont partagé leur rapport à la joie : Marine, Julia, Lucas, Anne et Marie-Alix. Merci à vous pour cette matière première fort précieuse qui a ajouté de l’eau chlorée à mon moulin !
Fasten your bouée, we’re about to take off 🏊🏾♀️
Je te laisse, see you en fin d’édition.
Apolline 🐋
🦑 la joie
Temps de lecture : 11 (joyeuses)min
la joie pour prendre soin de soi
Avant de commencer, petit disclaimer.
Pour chaque Ploufletter, je réalise une mindmap. Ce processus me permet de poser les premières idées sur papier, faire ressortir les grandes directions de ma réflexion et les liens existants. Concernant la honte, j’ai tout de suite pensé à l’anecdote d’Adèle qui boit son rince-doigt devant le couple présidentiel.
Pour la joie, un mot a surgit : « Bullshit ».
Alors oui, je suis un Grinch – et pas seulement parce que j’aime m’habiller en vert. J’ai un problème avec la joie. Ou plutôt, j’ai un problème avec notre conception moderne de la joie. Si tu partages mon amertume, tu vois peut-être de quoi je veux parler.
« Écris tes gratitudes », « remémore toi tous tes accomplissements », « écoute ton enfant intérieur », etc., ça me cringe(aka ça me dérange). Non pas parce que ça ne marche pas – j’ai étiqueté tous les murs de La piscine avec des post-it objectivement niais et ça fait vraiment du bien –, mais parce que cette approche fait peser la responsabilité du bonheur sur les gens au détriment du contexte dans lequel on évolue – quand même bien pourri de nos jours.
Cette définition individualiste de la joie, je l’ai retrouvée dans l’épisode introductif de The joy report où Arielle King distingue deux types de joie.
🏊🏾♀️ La joie « écran » qu’elle compare à un cerf-volant qu’on fait voler devant soi pour dissimuler le ciel et ses nuages. Et, aussi débordante que puisse être notre ambition, un cerf-volant, ça présente pas mal d’inconvénients. Le vent peut tourner, s’arrêter de souffler ou, s’il se fait trop fort, l’objet peut s’arracher de nos mains et abolir la protection. Et même si tout va bien, la surface ne peut occulter l’entièreté du monde autour.
Bref, vouloir se détacher du monde à coup de joie individuelle, c'est chouette, mais dans un système qui s’écroule c’est aussi efficace que mettre un scotch sur un tuyau qui fuit.
« Je vais parler développement personnel. C’est prendre soin de soi pour prendre soin des autres. Il y a un autre terme à ça : la fin de la civilisation. C’est vraiment chacun pour sa grosse gueule et préserver sa santé mentale mais moi j’adore. La santé mentale c’est vraiment un énorme sésame pour se comporter comme une énorme merde » Camille Fievez sur la chaîne de Mcfly et Carlito
🏊🏾♀️ Celle motrice qu’on pourrait associer à un kite surf par l’effet porteur qu'elle procure. Cette joie m’intrigue. J’ai l’impression que c’est le polype qui cache la barrière de corail et que derrière elle se trouve de nombreuses dynamiques sociales. C’est cette joie que je te propose d’explorer ensemble aujourd’hui.
👋🏾 Dans la même veine, la dernière newsletter CDLT se penchait sur la question ô combien épineuse du féminisme corporate à coup de concepts pseudo subversifs comme celui de girl boss ou de management féminin. Merci à la nageuse qui me l’a recommandé !
ensemble on nage loin – la joie comme catalyseur
Fin janvier, j’ai rencontré Alexia en bord de bassin. Alexia, c’est la fondatrice de Joyeux Bazar, un podcast intimiste et trop chouette qui explore la multiculturalité sous toutes ses formes. Ce qui me fait rire chez Alexia, c’est qu’elle incarne à merveille son média. Le terme « Avec plaisir » ponctue quasi tous ses messages, notre conversation ponctuée d’éclats de rires avant de terminer sur un magnifique « Avec joie ».
Curieuse as always, je lui ai demandé pourquoi la joie était une valeur aussi forte chez elle. La réponse est sans appel : « La joie est un catalyseur. Et puis, c’est plus simple de parler de choses difficiles, d’arriver et de pointer du doigt certaines choses qui ne vont pas lorsqu’on a ri ensemble avant. »
Sa réponse m’a rappelé la fameuse phrase « La diversité c’est être invité·e à la fête, l’inclusion c’est être invité·e à danser». Car, après tout, c’est vrai qu’évoluer dans un environnement où les profils / expériences sont différentes ne garantit pas le développement d’un sentiment d’appartenance ou d'une certaine sécurité psychologique. Et peut-être que c’est le rôle de la joie que d’amorcer cette cohésion.
Cette fonction de liant, Lucas, Marine et Alvina aussi l’ont abordé dans leurs témoignages.
« Aujourd'hui, dans mon engagement je pense que la joie tient la place de liant. C'est comme si la joie que je ressens dans les moments où je me sens utile, je me sens contribuer, est communicable avec d'autres personnes. Et que la joie que d'autres peuvent ressentir dans leur engagement, ben je la ressens too. Et je pense que c'est cette joie qui permet aussi de donner envie de s'engager. » Lucas
« La joie est venue bien après la culpabilité et l’éco-anxiété dans mon engagement. Elle est arrivée quand j’ai pu trouver des gens qui ressentaient les mêmes émotions que moi, que j’ai pu m’y identifier et me sentir appartenir au collectif.
Être entourée de gens qui traversent ou ont traversé ce vers quoi je suis passée me fait plaisir. Et je trouve ça essentiel aujourd’hui pour inscrire mon engagement dans le temps. Le manque de joie peut donner lieu à beaucoup de burnout » Marine
« Avant, j’allais manifester parce que ça me procurait de la joie de voir tout ce monde dans les rues et de me dire qu’à nous tous on avait physiquement le pouvoir de faire changer les choses.» Alvina
Enfin, outre la cohésion, le fait d'associer son plongeon – collectif ou solo – à une émotion positive rend plus aisée la projection au long court.
Ce regain d’espoir et d’engagement par la joie, Mikaela Loach l’évoque souvent lorsqu’elle raconte son parcours de nage militant. D’abord impliquée à titre personnel pour l’environnement via son blog et quelques changements d’habitudes, elle confie avoir traversé une période de désespoir, ayant l’impression d’être une goutte d’eau dans l’océan…. avant d’inscrire son action dans un mouvement collectif. Souvent, s’entourer facilite le fait de se dire qu'on peut faire la bascule ou, pour filer la métaphore, que « Quitte à être une goutte, autant être celle qui fait déborder le vase » (Source inconnue).
définir sa trajectoire de nage – la joie comme boussole
Si collectivement, on peut lier la joie à un éclat qui remplit d’énergie les réserves en temps difficiles, la joie peut aussi avoir une fonction plus personnelle – pour guider nos actions.
La première fois que quelqu’un m'a parlé de la joie comme un critère d’orientation – et de sens – à part entière, c'était Anne, une pote d’école rencontrée dans mon équipe de natation de l’époque. Son motto ? « Ma boussole c’est ma joie ma joie c’est ma boussole. » Motto qui lui a permis entre autres choses 👇🏾
🏊🏾♀️ De définir les formations qui lui correspondaient au fur et à mesure de son parcours de nage,
🏊🏾♀️ D’identifier les critères qui la portaient dans un environnement de travail,
🏊🏾♀️ De trouver le secteur – en l’occurence hospitalier – dans lequel elle souhaitait évoluer – à rebours des trajectoires de nage « classiques » des profils issus d’école de commerce.
🏊🏾♀️ Et de faire le deuil de son plan de carrière natatoire initial – centré sur le conseil en stratégie où Anne a frôlé le burnout.
Dans ce cas, la joie devient un véritable moteur. Un moyen de savoir si oui ou non on se sent aligné·e dans son parcours de nage.
Cette approche centrée sur la congruence sert aussi de bouée à Julia pour qui :
« La joie est vraiment un facteur de boussole de décision dans la vie.
Et pour moi y’a deux sens à la joie : il y a le fait de savoir pourquoi tu le fais, c’est joyeux donc tu y vas. Je parle souvent des motivations premières et secondaires mais première c’est : l’activité en soi te plaît te procure de la joie donc tu y vas. Secondaire c’est : tu passes le permis, c'est pas passionnant en soi mais le permis te motive car ça t’apporte de la joie. »
💡 D’ailleurs, savais-tu étymologiquement, le mot Émotion vient du latin emovere une contraction entre la préposition ex-movere qui signifie « Mettre en mouvement, ébranler » ? Le terme partage son origine sémantique avec un autre dont on aime parler dans le domaine du dev perso : la motivation. Logique si on se dit qu’une émotion pointe à la fois ce qui nous « ébranle », mais aussi l’idéal vers lequel on tend – souligné par la joie.
C’est de cette manière qu'Alvina a construit son parcours d’engagement, à la croisée entre deux émotions : la colère – dont on reparlera – et la joie.
« Je ne peux pas faire les choses sans plaisir. Beaucoup de choses que je fais sont nées de la colère. Quand je ressens de la colère, ça pointe quelque chose qui mérite une solution et je vois que je peux y prendre du plaisir, j’y vais. C'est comme ça qu’est né mon média. »
Lucas quant à lui utilise espère que cette joie puisse avoir cette même fonction de boussole… à titre collectif :
« Pour ma part, je m'engage au niveau des Imaginaires comme bascules pour un avenir souhaitable. En baignant dans une forme de joie à l'idée de se dirigier vers un futur plus fertile, ça donne bien plus envie.
Et si plus de monde se connectent à la joie comme émotion motrice, plutôt que la peur ou l'éco-anxiété par exemple, on se sentirait plus en lien et plus alignés avec des actions qui auront un impact encore plus positif. »
Petit disclaimer en revanche : dans son témoignage, Julia a aussi mentionné le fait que « pouvoir utiliser cette boussole est un luxe ». Je trouvais important de pouvoir se rappeler qu'on est pas toujours en capacité de le faire selon notre situation, nos cycles de vie, etc. et c'est important de le garder à l’esprit pour ne pas tomber dans :
L'injonction à la joie.
La joie individualiste et hédoniste « écran » dont je parlais tout à l’heure qui nous coupe d'évènements ou de situations certes dures mais essentielles à connaître.
👋🏾 Julia avait parlé de la manière dont elle avait développé son rapport à la joie en sortant des lignes d’eaux classiques dans un épisode du Ploufcast.
Et si tu veux aller plus loin dans ton exploration introspective, go découvrir mon programme.
surmonter les crampes - la joie comme résistance
En anglais, on parle de « burst of joy ». Littéralement « d’éclats de joie », à l’image d’un fou rire qu’on ne retiendrait pas. C’est lors d’un court échange avec Marie-Alix que je me suis demandé si le seul élément que l’on pouvait contrôler dans ce cas, c'était de réunir les conditions pour…. même lorsque le monde autour s’écroule.
« Les émotions avec lesquelles je deal en étant engagée sont : la colère (beaucoup), la frustration et le découragement. C'est pour ça que c'est hyper important pour moi de m'entourer de personnes qui m'inspirent, de lire de la SF, de m'intéresser aux imaginaires, au collectif, etc :)
Cette année je vais essayer de vraiment la cultiver au quotidien. Donc je suis souvent en recherche de joie un peu partout, dans des toutes petites choses, des petits détails, ou des façons de faire un peu différentes. » Marie-Alix
Ses mots m'ont fait penser à ceux d’Alex, rencontrée à l’occasion de l’édition Comment faire sens en période de crise ? où la jeune femme me parlait de « micro-victoires » volées à l’arrachée au contexte ambiant déprimant.
Ils m’ont aussi rappelé que le « marché de la joie » – la musique, la fête, le théâtre, etc. – est souvent mis sous cloche dans les dictatures ou les régimes autoritaires, comme si eux-mêmes avaient conscience que la résistance se crée dans ces moments d’éclat.
👀 so what ?
Je ne sais pas toi, mais moi, ça m’a donné envie de cultiver plus de joie dans mes engagements. En recueillant ces témoignages je me suis rendue compte que j'étais surtout portée par la colère. Je me suis donc promis d’explorer un peu plus les eaux de cette émotion tout aussi porteuse qu’est la joie.
Plutôt que de te laisser avec du blabla, je me suis dit : pourquoi ne pas conclure avec une reco ? Tu connais Vice-Versa ?
Vice-Versa, c’est un film Pixar sorti en 2015. On y suit les aventures des cinq émotions primaires : Joie, Peur, Colère, Dégoût, Tristesse. Elles cohabitent depuis toujours dans l’esprit de Riley, une jeune fille d’une dizaine d’année et font face à leur premier gros défi : gérer le déménagement de ses parents du Minnesota à San Francisco. Dans le cerveau de Riley, c’est le tsunami. Avant, tout allait pour le mieux : elle vivait au rythme des cours, des entraînements de hockey et de discussions entre ami·es.
Mais depuis le déménagent, tout s’embrume. Et Joie, autrefois au centre des émotions, doit se battre pour garder sa place. Suite à un problème dans « le centre de contrôle », elle se retrouve coincée avec Tristesse loin de Riley. Spoiler : ça tourne mal, et la menace du naufrage psychique rôde. Pour « se retrouver », Joie et Tristesse sont forcées d'embarquer dans un voyage initiatique, laissant les trois autres aux commandes. L’occasion de constater au cours du film la fonction essentielle de chacune des émotions.
On y découvre que la tristesse de Riley a engendré de l’empathie de la part de son entourage à plusieurs reprises – et teinté de joie ces moments difficiles. Tout comme sa colère en match de hockey la fait exalter une fois la victoire obtenue.
La morale ? Au fond, la joie sans les autres émotions de la palette c’est un masque vide. J’ai aussi compris qu’in fine, on semble toujours être joyeux·se « malgré » ou « en dépit de », jamais gratuitement. Je crois que je ne suis jamais aussi heureuse de faire un bon chrono en séance de natation que lorsque j’ai vécu une journée particulièrement morose. Alors je me demande : est-ce qu’on apprécierait autant faire la fête si l’on ne sentait pas le monde partir en vrille autour ? I don’t know.
🐡 le dessous des cartes
Temps de lecture : 1min
Un·e nageur·se m’a demandé quels étaient les profils que je suivais sur les réseaux sur l’environnement. Voici mes trois dernières découvertes – faites sur Linkedin :
🛟 L'association Les nouvelles voix qui met en avant des personnes portant des récits alternatifs de l’écologie. Ça m’a fait découvrir plein de parcours de nage inspirants et divers, vraiment pépite. Je te glisse ici le lien vers leur site.
Bonus : la nageuse derrière le rayonnement de l’asso n'est autre qu’Imane du média Grimpe dont j’ai parlé à plusieurs reprises.
🛟 Maya Siegel, une nageuse aux mille bonnets de bain. À l’origine, Maya a fondé le média Stories of consent – je l’ai découvert par ce biais. Puis, elle a rejoint les équipes du média Feminist (surtout présent sur insta) en tant que rédactrice en cheffe sur le pan social. Sur ses canaux persos, Maya nous présente les dessous de son engagement. Sur Linkedin, elle partage régulièrement des programmes ou ressources pour aider celleux qui souhaiteraient se former sur ses thématiques phares : l’équité, la justice sociale et climatique.
🛟 Maxime Blondeau, la plume derrière la newsletter Cosmorama qui poste de manière quotidienne des décryptages, des cartes et autres ressources pour mieux comprendre le monde qui nous entoure. Je ne prends pas toujours le temps de m’y plonger mais c'est toujours très riche.
Bonus : toutes ses interventions sont en libre accès sur son site pour les curieux·ses !
🛟 Bonus triche : Je n’ai pas vraiment découvert les nageuses en question mais tant pis. J’ai fait un plouf dans les newsletters croisées de Mélanie Duclos et Mélanie Vettier sur l’inclusion x l’impact, c’est super intéressant – et un peu déprimant je te cache pas. En tout cas ça donne envie de continuer à parler du sujet 👀
👉🏾 Si tu veux nager plus loin, la database média de La piscine est à portée de palme.
🛠 quelques ressources pour aller plus loin
Comme la dernière fois, certaines ressources m’ont été conseillées par les swimmers. Rien de plus simple pour les reconnaître, un emoji 🏊🏾♀️ les précède. Merci encore pour les recos !
👉🏾 L’interview de Tori Tsui – activiste climat – pour le média Empowher*Voice. Elle y évoque sa conception de la joie comme acte de résistance, ainsi que la nécessité de prendre soin de santé mentale lorsqu’on fait le choix de s’engager au quotidien.
🏊🏾♀️ La newsletter La dose par Chloé Lécrivain qui explore comment construire son engagement dans la joie.
👉🏾 Le podcast The Joy Report par le média Intersectional Environementalist. C’est une ressource géniale pour se plonger plus en profondeur dans la thématique, abordée à chaque fois avec un angle différent.
🏊🏾♀️ Les articles de Adrienne Maree Brown sur la joie. Tu peux commencer avec son article Maybe happiness?
🏊🏾♀️ Le média PositivR ou les bilans légers de fin de semaine de Gaetan Gabriele « bonnes nouvelles » pour sortir la tête de l'eau lorsqu’on est en PLS.
thérapi.scine
Merci aux swimmers qui ont répondu au sondage concernant cette nouvelle section. Les réponses ont été unanimes – j’ai pu expérimenter le même feeling que certain·es dirigeant·es après les élections – donc je continue.
En ce moment, je vis un truc assez bizarre. Les adhésions à La piscine augmentent de manière assez régulière – merci à toi de me lire ! –, ce qui fait qu’on commence à être pas mal de nageur·ses à se serrer par ici. 648 pour être plus précise. Et vraiment… c’est bizarre. J’ai beau poster quasi quotidiennement sur Linkedin devant bientôt 4 500 personnes, me dire que j’envoie une infolettre où j’écris à cœur ouvert à autant de gens, ça me stresse un peu. Ok, j’avoue, ça me stresse carrément.
Je me dis que c’est normal d’avoir le trac. Après tout, c’est un peu comme si je me produisais au Trabendo de La Villette à Paris. Et en même temps, je ne vois personne parler de cette sensation un peu bizarre qui prend aux tripes lorsqu’on appuie sur « send » à sa liste mail comme si c’était un geste parfaitement normal. Ma psy n’étant pas dispo pour en parler, je me suis rabattue sur mes co-swimmers qui m’ont pas mal rassurée sur le phénomène.
« C’est normal d’avoir le trac » m’a dit une première personne.
« Moi ça me le faisait à chaque fois au début de mon média, et comme j’ai peu d’échange avec les gens, le stress part un peu. Dis toi que dans mon emploi précédent, j’envoyais une newsletter à plus de 300 000 personnes. Heureusement, ce n’était pas signé mais je me sentais mal à chaque fois » me confie une autre swimming buddy.
« À chaque fois je me demande si je suis cringe ou si c'est un syndrome de l’imposture » conclue une troisième.
Moi, ce que j’en retiens, c’est qu’on nage tous·tes dans la même piscine d’interrogations. Je me dis que cette pointe de trac témoigne aussi d’un certain engagement que chacun·e met dans sa rédaction. Alors loin de moi l’envie de me souhaiter des coliques, mais j’espère garder cette appréhension au fur et à mesure de l’évolution de La piscine. D’une certaine façon, ça voudra dire que je ne perds pas pied dans le grand bain.
En attendant, j’ai désactivé mes notifications d’abonnement et je me suis promis de regarder mes statistiques moins souvent.
Et si toi aussi tu postes, je te souhaite la même chose, avec moult joie 👀
PS : Je suis curieuse, est-ce que tu connais cette sensation ? Comment tu la gères ? Et si tu ne publies pas, pourquoi ?
Ça t’a plu ? Fais passer le mot !
👉🏾 Tu fais partie d’une structure éducative / entreprise et tu aimerais avancer sur les sujets liés à la DEI ? Swim par là pour découvrir mon offre.
👉🏾 Tu ressens le besoin d’être accompagné·e pour créer une marque forte et/ou une prise de parole engagée ? Parlons-en.
👉🏾 Cette édition a résonné avec ton expérience de nageur·se ? Envoie moi un email pour témoigner.
À très vite pour un nouveau plongeon 🐋
Apolline
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